Stargate, la porte des étoiles
J’ai deux existences qui ne se parlent pas. Un enfant de là-bas, un adulte d’ici. Rien ne permet aux deux êtres de communiquer. Ni la langue, ni la culture, ni les moyens, ni les pensées, ni la foi. Tout est radicalement excessif dans les différences entre les deux êtres. Quand les deux tentent de communiquer, j’assiste impuissant à un dialogue de sourds. Ils ne parlent pas la même langue, ne conçoivent pas les choses de la même manière. Tout choque l’un dans la façon d’être de l’autre.
L’OpenSource coûte 1 milliard !
MySql le SGBDR OpenSource phare (avec PostgreSql), vient d’être racheté par Sun Microsystems…
La grande nouvelle, paraît-il, vient du fait que pour la première fois, la société éditrice d’une solution libre est rachetée au prix mirobolant de 1 milliard d’euros ! Foutaises ! À la Société Générale ce n’est même pas le cinquième de l’argent de poche d’un trader juvénile !
Ma tristesse
Je refuse les concessions d’humeur. Une situation de merde est une situation de merde. On ne va pas tourner autour du pot pendant des jours et des larmes pour en arriver à oublier, peut-être, qu’on a des vies grises. Ce n’est pas parce qu’on dira que nos vies sont roses qu’elles vont sentir le bonbon.
14 secondes d’enfance
Je me suis réconcilié, un peu, avec mon enfance le jour où j’ai pu retrouver cela sur Youtube. Quatorze secondes d’enfance retrouvée. Ce n’était donc pas un songe lointain. J’ai eu une enfance. J’en ai la preuve !
L’homme en songe
Mentir c’est un choix. Et puis de toutes les façons on sait bien qu’on y trouvera du métaphysique. “Oh mon dieu je ne sais pas faire autre chose que mentir”. Mentir c’est la conscience aiguë de l’envie de détruire. Mentir c’est faire de la sape sachant que la théorie nous en sortira. C’est comme le pyromane qui au moment de se livrer sera délivré, car il rend service à sa morale inquisitrice. Mais il sait aussi qu’il pourra toujours dire « Je n’ai pas pu contrôler ces pulsions là ». Il sait qu’un tas de Docteurs lui donneront raison. Il sait que quoiqu’il en soit il pourra s’en sortir, avec même des regards condescendants « Pauv’ de lui, ç’la doit être dur ». Cela restera toujours moins dur que de se retrouver dans les flammes qu’il a allumées !
Mon sommeil troublé
J’ai fait des recherches sur Internet et j’ai lu des témoignages, des articles de médecins, des blogs. Je me suis senti moins seul face à ce truc. Mais j’ai surtout réussi à mettre un nom sur ce que je vivais depuis si longtemps : « Paralysie du sommeil ». C’était étrange de soudainement prendre conscience que ce qu’on croyait intime, ce qui ne portait même pas de nom est devenu un bien partagé avec d’autres, décortiqué par d’autres et normé par la médecine. On perd quelque chose de l’ordre de l’intime pour gagner quelque chose de l’ordre de la conscience.
Essaouira… Les chats, le vent et la couleur.
C’est une petite ville face à l’atlantique. Le seul endroit au monde où j’ai senti que j’avais une âme. On s’y sent l’âme voyageuse. C’est une petite ville où le vent et la couleur vous transportent, le bruit de la mer vous fait respirer. Dans les rues on entend de la musique gnawa, hypnothique et entraînante. Le regard que posent les gens sur vous ne questionne en rien et pour rien. J’ai eu l’impression que les gens posaient leurs yeux sur mon âme. Sans mépris, sans joie et sans haine. Un rapport authentique, ni moralisateur, ni pédant.
Mes merveilleux nuages
J’ai mis en place un Nuage de mots. J’ai pensé aux merveilleux nuages de l’horrible Baudelaire. Délicieusement horrible, mais horrible. J’ai repensé à ce poème en prose.
Elle ne viendra pas
J’ai une petite nièce, qui est en fait tout à fait ma petite soeur. Elle est la fille de ma mère. Mais tout à fait ma petite nièce. On est né en même temps à quelques années près. Le même mois, le même jour. Mon autre mois et mon autre jour. Mon autre moi un autre jour. Tout en émoi pour toujours.
Le retour des seigneurs démons
Les seigneurs du Hard Rock sont de retour. Vivement une tournée !
Mon deuil du passé recomposé
Ce texte reste tout aussi vrai qu’il y a un an. Je l’expulse de mon intimité. Une reconduite à la frontière tout à fait républicaine. Avec CRS, mépris pour les convenances dites humanistes les plus basiques et transport offert par Air France. Je la vire de mon intime pour vous l’offrir. Que cela vous plaise ou non !
Dostoïevski
Dostoïevski nous raconte des situations et des histoires qui flirtent systématiquement avec le gouffre, quand elles ne sont pas en plein dedans. On trouve ce goût du néant dans tous ces écrits. Mais on ne sent jamais une morale pointer le bout de son nez. A force de faire de l’authentique avec ses personnages, Dostoïevski se retire les moyens de la propagande moralisatrice. Dans Les Possédés par exemple, on serait tenté de croire que Dostoïevski défendrait sa famille politique et morale. Fédor était un conservateur et nationaliste ardent, anti nihilisme, anti socialisme, anti démocrates. Pourtant le récit raconte surtout que tout engagement idéologique profondément dogmatique est une possession dangereuse. Cela conduit à des comportements qui ne vont pas forcément dans le sens de l’intérêt de l’être, mais surtout dans l’intérêt de l’idéologie. Ce n’est fondamentalement pas la même chose.