Mon deuil du passé recomposé
Ce texte, je l’ai écrit il y a presque un an. Dans une situation quasi similaire. Mais avec quelques nuances. Je suis clair comme de l’eau de roche. J’ai tout dit, j’ai tout redit et j’ai tout décortiqué. Je lui ai dit les violences que je lui ai faites, que je me suis faites et que je nous ai faites. J’ai même dit celles qu’on m’a faites. Elle est devenue trouble comme un avenir. Elle a donc encore menti et elle croit que j’ai tout bu ce fiel là. Je bois le fiel que je choisis et celui là j’ai assumé de le boire. Peu importe, je me sens apaisé d’avoir tout dit. Elle a menti et elle ment encore. Elle sait où elle va. Mais elle ne veut pas que je le sache. Néanmoins ce texte reste tout aussi vrai qu’il y a un an. Je l’expulse de mon intimité. Une reconduite à la frontière tout à fait républicaine. Avec CRS, mépris pour les convenances dites humanistes les plus basiques et transport offert par Air France. Je la vire de mon intime pour vous l’offrir. Que cela vous plaise ou non ! Épanchement hasardeux, d’un style souvent douteux mais toujours intime. Souvent niais mais jamais naïf. Tellement vrai et tout à fait faux !
Je reviens pour m’excuser de t’avoir abandonné
Un certain temps à ta douleur.
La mienne s’est muée
En bonheur.
Étrange mutation
Aux écailles cristallines.
C’est beau le matin radieux du sentiment naissant.
Je te le souhaite à toi que je ne suis pas encore.
De tout mon coeur.
Tu mérites bien plus
Que l’attente de celui qui part.
Elle m’a dit des choses pénibles à entendre,
J’en ai dites tout autant.
Elle a tout oublié étrangement,
Comme une atrophiée de la mémoire.
Une amnésique du sentiment.
Pendant des années
J’ai tout fait pour le bonheur d’une ingrate.
Pour mes obsessions d’un ingrat.
J’ai assumé le monde.
Le monde et sa douleur.
Le monde et sa lourdeur.
Le monde sans couleur…
J’ai tout fait pour la protéger
De ce qui lui faisait peur.
J’ai vécu à moitié pour qu’elle
Puisse vivre totalement…
Au bout du compte
Je me déteste à me dire
Que j’ai perdu tout à fait un siècle
A assumer les frustrations de l’autre.
Mais je lui en suis reconnaissant.
Car depuis j’ai trouvé une personne
Qui donne un sens à ce que j’ai fait,
À ce que je fais….
À ce que j’ai envie de faire.
La douleur du manque de notre autre
est un poison.
J’ai vu l’enfer de ses tripes.
J’ai vogué durant des nuits et des jours
Dans un désert sans sables,
sans reg,
sans erg,
Sans eaux et même sans mirage…
Je me demande même
Si le soleil
Était à mon désert de désir.
Mais l’oasis est venue…
Mon autre,
Si tu vois l’oasis,
Cours, emporte tes anges à bout de bras et cours…
Cours à en perdre haleine.
Cours à t’arracher les poumons.
Ne rate pas ton oasis.
Tu as le droit d’être un être… Heureux…
Sois le !
Mes pensées vous accompagnent, mes amis d’infortune…
Mes pensées vous accompagnent mes amis virtuels.
Mes chers soutiens réels.
Je vous remercie d’avoir prêté l’oreille,
D’avoir joué de vos doigts
Sur les claviers de mes malheurs.
Vous avez sans le savoir
Adouci les larmes.
Si un jour elle venait faire une tour ici,
Je lui dis que je ne suis pas amer,
Que je n’ai pas de haine,
Que le coeur léger
Je lui souhaite tout le bonheur du monde.
Que je ne regrette rien…
Vas, cours, vole et Vis !
Je ne veux toujours que ton bien.
Je ne suis pas de ceux
Qui
Après avoir donné le mieux
Fuient
Après avoir senti le feu
Rient
Ce que je donne, jamais je ne le reprends
Ni jamais de rien ne dépend
Je reviendrai,
Bardé de sentiments
Enrichi d’un million de baisers
D’une paire d’yeux foncés
D’une attente qui ne sera pas déçue
De sa présence en moi décuplée
De ses doigts sur mon coeur crispés.
Je reviendrai plus toi ma belle.
Je suis déjà de retour.
Je suis parti petit
Et je reviendrai Géant
Merci… Mais pas adieu