Mon Efferalgan codéine

Cela fait un bail que je ne me passe presque plus de mon Efferalgan codéine. Non pas que je sois accro. Mais j’ai régulièrement recours à ce placebo. Cela fait une éternité que je soigne des bobos psychopathétiques à coup de ce truc passablement soulageant.
Après de multiples visites chez le gastroentérologue, le mal récurrent disparaît. Miraculeusement le mal outrageant est parti aussi vite qu’il est venu. Pourtant j’étais réellement plié en deux pendant au moins trois mois. Mais le mal est parti, aussi subrepticement qu’il s’était manifesté.
Pourtant j’en ai usé des spécialistes. Ils disaient tous la même chose : « Monsieur Leaurees vous êtes trop fonctionnel ». Cela me fait une belle jambe, en attendant je suis réellement plié moi. J’en ai marre de ces douleurs régulières qui m’empêchent de vivre bordel !
Que puis-je faire moi ?… Je n’en peux plus !
Depuis mon ventre s’est calmé, magiquement, miraculeusement, psychologiquement…
Depuis j’ai eu un torticolis récalcitrant et maintenant voici une extraction de dent qui ne veut pas se faire oublier. Alors je reviens à mon Efferalgan codéine.
Hier au bout de trois comprimés et d’une demi bouteille d’alcool presque fort, je sentais encore la douleur. Jusqu’à dans mon lit, jusqu’à dans les bras de ma bien aimée, jusqu’à dans mon sommeil, la douleur était là.
Alors je me pose la question ma douleur est-elle réelle ?… Où est-ce juste un leitmotiv psychologique ?… Physiquement la douleur est là. Aussi présente qu’un Sarkozy peut être président. Aussi vive qu’une Bachelot peut être inutile !
Néanmoins je ne peux, en être responsable, si peu, me poser la question de savoir si cette douleur est réelle, fondée, imputable au concret… Ceux qui m’entourent n’y peuvent rien et pourtant ils subissent. Cela m’ennuie, cela m’emmerde !
A tous les êtres en douleur, à toutes les âmes en sursis, Courage mes amis !
- (rien)