Entre la morale et l’éthique, voici le médoc !

Entre la morale et l’éthique, voici le médoc ! #1
Je sais que dans ma saoulographie
Chaque nuit pour des éléphants roses
Je chanterai la chanson morose
Celle du temps où je m’appelais Jacky

Le grand Jacques me parle tant. Je le retrouve dans tous mes états d’âme. Comme je retrouve tant de choses. Ce soir j’ai revu mon lycée, ma cellule d’autonomie de 17m², la morale, l’éthique et la religion. Un magret de canard a accompagné tout cela, hydraté d’un médoc de bonne facture. Jaurès me regardait. Mais je ne le regardais pas.

Je me pose tant de questions que je ne pose plus ici. Je me demande pourquoi je ponctue si mal. D’ailleurs je voulais depuis si longtemps m’excuser de vous faire subir tant de barbarismes ponctuationnels. Mais en fait non. Je ne vais pas m’excuser. Je n’ai pas à m’excuser. Comme d’habitude, si vous n’êtes pas contents c’est votre souci. Pas le mien !

J’en ai discuté avec deux gardiens de ma mémoire occidentale. On s’est rendu compte que la ponctuation était absente des programmes scolaires français.

Moi : Je suis désolé de vous infliger ma ponctuation si surréaliste.
Bennnn : C’est vrai que parfois… Bennnn.
Toussah : On ne comprends pas tout à fait ce que tu veux dire parfois.
Moi : Je crois que je ponctue en arabe mes textes en français.
Bennnn : Non je ne crois pas que cela soit lié.
Toussah : Pas mieux… Toussah.
Moi : Si ! Je suis persuadé que la ponctuation structure le sens et ma langue maternelle écrite est l’arabe. Forcément comme une langue structure notre être. Eh les gars la ‘Muttersprache‘ est d’une importance capitale !
Bennnn : Bennnn tu rêves en quelle langue ?…
Moi : En français… D’accord mais je suis persuadé qu’on ne se débarrasse pas d’une structuration constitutionnelle linguistique juste parce qu’on rêve dans une langue d’adoption. Dans les faits je n’ai jamais appris la ponctuation en France. J’ai été catapulté ici en sixième. Comme on l’apprend avant la sixième je n’ai jamais appris la ponctuation française.
Toussah : Euh… Non on ne l’apprend pas avant la sixième. D’ailleurs on ne l’apprend jamais tout à fait. Tiens on vient de repérer un trou fondamental dans les programmes scolaires français !
Moi : Ah bon ???!!! Comment est-ce possible. La ponctuation serait-elle de l’ordre de l’inné ?… La structure serait-elle un inné absolu ?… Dans ce cas cela tend à renforcer mon affirmation du départ. Ma ponctuation cataclysmique tient du fait que ma langue écrite maternelle est l’arabe…

J’adore Bennnn et Toussah ! J’aime, plus que de raison, ces discussions où on se plaît à se croire érudits. J’ai encore tant de choses à dire. J’aurais aimé parler du renouveau de mes insomnies, de shlikendish shlaken, de la maman de mon passif. De mes familles perdues, de mes familles retrouvées, du temps et de l’espace. Mais, je suis fatigué, encore, encore et encore. Mais maintenant… Maintenant… Place au Grand Jacques !

Parce que chez ces gens-là
Monsieur on ne s`en va pas
On ne s`en va pas Monsieur
On ne s`en va pas
Mais il est tard Monsieur
Il faut que je rentre chez moi.
20 février 2009

2 commentaires pour “Entre la morale et l’éthique, voici le médoc !”

Par une marocaine FRANCE Windows Vista Internet Explorer 7.0 , le 22 février, 2009 à 16:53

La ponctuation. Il est vrai qu’elle est très importante plus qu’elle est structurante.
Ecrire en français et « ponctuer » en arabe. Belle trouvaille. Mais dis-moi ta langue maternelle reste l’amazigh. L’arabe c’est ta première langue d’écriture. Alors quel est l’impact de l’amazigh dans tout cela ?

PS : les magrets de canard. Tu me mets l’eau à la bouche.

Par Archibald Leaurees FRANCE Ubuntu Linux Mozilla Firefox 3.0.6 , le 22 février, 2009 à 20:42

L’amazigh je n’ai pas appris à l’écrire. Enfin si, mais si peu. L’arabe classique reste ma langue écrite maternelle. En fait j’ai appris à écrire l’amazigh très tard et je ne l’ai jamais exploité.
L’impact de l’amazigh sur ma ponctuation reste minime je pense. Du moins je ne me suis pas posé la question de ce rapport là.

Merci à toi d’être passée par là !

Bien à toi
al.