Who’s Zek ?…

C’est un bout de détermination qui s’est inventé son impossible, qui a forcé les destins. J’ai une admiration sans borne pour les autodidactes, pour les volontaires de tous bords et pour les inconditionnels de la responsabilité personnelle. Elle est tout cela à la fois. Mais pas que cela.
C’est une tigresse qui aime donner du coup de boule quand on lui chatouille le dogme. Elle est solidement en prise avec sa foi. Un mélange de religion, d’habitude et de savoir vivre reconstitué. Elle a pris le risque de rejeter sa naissance pour traverser les cultures. Elle n’a pas fait l’omnibus des croyances. Mais elle a trouvé son terminus.
Parce qu’on lui signifiait son impuissance, elle a flingué le lien. Elle a pris un envol sans ailes. Mais Zek sais tout faire, même voler sans ailes. Elle a atterrit ailleurs. Elle a tenu tête. Elle a fait une traversée inutile. Le jeu n’en valait pas la chandelle… Peu importe… Quelques brimades ?… Quelques coups ?… Quelques gouttes, même de sang ?… Elle accepte tout et n’en veut à personne. Elle aimait… Aveuglément… Littéralement. Elle assumait. D’ailleurs elle assume toujours. Pas son genre de se dédire. La responsabilité personnelle au mépris du raisonnable. Quelle audace !
Je l’ai rencontrée au détour d’une passerelle. Elle était là depuis très longtemps, tout comme moi. Mais parfois les choses nous sont transparentes. Les êtres nous sont invisibles. Ce n’était pas le moment. Puis vient mon abîme… Et revient mon abîme !
C’est étrange comme on s’est rencontré sur les cendres d’un gouffre, chacun le sien. Bon, il est vrai que le mien nous a fait quelques rappels. J’avais peut-être trop applaudi… Il est aussi vrai que mon gouffre tenait plus de la chialerie lamentable, alors que le sien tenait au corps, à la vie. Je me sens minable quand j’y pense. Car en effet j’ai été minable. Elle m’a tenu tout en haut de ses épaules pour que je ne coule pas. elle me tenait alors que les anniversaires lui tailladaient le souvenir. J’ai été tout à fait minable.
Il est difficile d’enchaîner sur un constat de lâcheté…
Zek est tout… Elle est toute son envie d’aimer et d’être aimée, toute son envie de sentir un brin de reconnaissance, toute son envie de prouver à la face de ceux qui hier encore pointaient du doigt, qu’elle a tout à fait eu raison d’aimer.
Zek ! Ton envie d’aimer et d’être aimée, je m’en charge. Juste parce que je le veux, parce que j’en ai envie !
Zek’s alive baby. Zek’s alive !
C’est vrai… C’est un bout de détermination très à la mode « Pulp Fiction« . Du genre « Being, being, qu’est-ce quyyyyyyyyyyaaaaaaaaaaa ? ». J’adore !
- (rien)
Ecrits vaguement relatifs
8 commentaires pour “Who’s Zek ?…”
Comme il est plaisant de maîtriser la rhétorique pour dépeindre aussi véritablement les choses.
« C’est un bout de détermination qui s’est inventé son impossible »… So accurate !
Bel hommage !
« Mais parfois les choses nous sont transparentes. Les êtres nous sont invisibles. Ce n’était pas le moment. »
OOOOOOOOOOh que oui
Pour rejoindre la dernière citation de Kalimate l’aérienne, le problème avec les mots, les signifiants, à supposer que ce que je vais énoncer en soit un, c’est qu’ils enferment ce qu’ils décrivent dans le périmètre de leur sens, de leur signifié.
Zek est tellement plus que tout cela…
Bien à vous toutes & tous
al.
Tes mots bulles dispensent leurs vagues aux âmes à dévaguer, dans l’écume d’un sens que tu as voulu pluriel.
Je t’observe quitter jovialement les champs de l’Art pour glisser de plein pied vers ceux des Dons.
On se sait choyé(e)s en ce dédale où tu nous maintiens serein(e)s.
LM AL, envie et volonté serties de foi, nul besoin de miroir, la surface du lac suffira !
« Envie d’aimer et d’être aimé » comme la réminescence d’un Etat d’être dans toute sa splendeur, comme une reconnaissance après une éternité d’abscence, comme un parfum inconnu qui nous rapelle tant d’essences. Oui tout rejeter tous ces costumes de fausseS identitéS, ses traces socio-polico-geo-eco-statutquo maintenu, ses peaux que la mémoire nous a tatoués, oublier ses peurs et ses heures, effacé la fausse réalité des apparences qui nous balancent d’un point B à C..
S’oublier pour ne plus jamais t’oublier…………………Hors du soi, juste Nous de toi à toi
Mystère si métamorphosé mais jamais oublié tant la quête nous fait vivre jusqu’aux portes de la mort…
Et du fond de la rue, je vois les yeux luisant de Zek qui semblent m’observer depuis la nuit des Temps.
Mais pourquoi ta main est si loin, je la touche, elle s’éclipse, je la distingue, elle disparaît, elle renaît puis se taît..ou-es-t-elle? où suis-je? je suis si gauche auprès de toi et tu t’envolles comme tu es venu, je ne veux plus t’observer passivement mais te rejoindre, briser les évidences, te toucher, t’aimer, t’embrasser et anéantir toutes les frontières.
Cependant tant de souffrance contre moi puis contre toi, malgré moi et le mal c’est moi pas l’autre! Et toi, tu es tous les autres dans leur plus noble lumière.
Non, Zek tu n’es pas un ange’! ……….moi-non plus, ça tombe bien!!!
Zek or not Zek? ze kestion is over now!
@Massaz
Zek n’est pas le fruit de l’imagination d’un quelconque Archibald Leaurees. Zek n’est pas une fiction. Zek est le plus vivant des êtres de l’univers d’un autre.
Zek’s alive Massaz…
Mais Zek c’est aussi tous ces êtres qui sont prêts à donner leur souffle pour celui qu’ils aiment. Zek est lâche ! Par amour… Zek est à elle seule tout Brel quand il chante « Quand on n’a que l’amour »… J’ai toujours estimé que cette chanson est la plus belle déclaration de lâcheté qui soit « L’ombre de ton ombre, l’ombre de ta main, l’ombre de ton chien »… Le paroxysme de la lâcheté !
Bien à toi
al.
un témoignage tout simplement beau, d’une fraîcheur désaltérante. Matisse disait: » pour peindre, il fallait commencer par se couper la langue », ce n’est pas ton cas artiste AL, tu arrives à joindre les deux: peindre avec des mots!
belle peinture, « on a beau dire ce qu’on voit, ce qu’on voit ne loge jamais dans ce qu’on dit… »