Ronnie Lynn Patterson / Freedom Fighters
Il a commencé son parcours musical en tant que batteur avant de s’intéresser au piano, avec comme inspirateurs McCoy Tyner et Keith Jarrett. Disons de Ronnie que c’est un être fin, qui sait d’où il vient, ce qu’il doit aux fondateurs et qui il est. Mais il creuse sa propre voie, sans concession. Cela nous donne un Jazz paisible, littéralement ! Une invitation à la volupté musicale. C’est exactement ce qu’est Freedom Fighters le dernier album de cet artiste. Un petit clin d’œil à ses comparses sur l’album Stéphane Kerecki à la contre-basse et Louis Moutin à la batterie. L’ensemble nous offre une harmonie musicale rare !
J’arrive!
C’est fou comme une petite phrase comme « j’arrive ! » peut nous permettre d’escalader le quotidien comme un sherpa en souffrance. La puissance du mot, de l’idée. Depuis deux semaines je sais que dans deux mois je serai au contact du sol. J’aspirerai à plein poumons l’air d’Essaouira. Je boirai ce brouillard matinal qui enferme Agadir dans son giron côtier. Depuis que je sais et à chaque impasse de la raison je me dis « Oui mais dans deux mois, j’arrive ! ».
C’est juste incroyable !
C’est juste incroyable quand Shara Worden monte les voix inaccessibles de Nina Simone. L’orchestration est très rock. Un gros son bien gras. À la reprise après le pont, le rythme devient plus martelé. J’ai cette impression que me fait un John Henry « Bonzo » Bonham en bûcheron du rythme. J’ai entendu du Led Zeppelin à ce moment là. C’est juste incroyable de maîtrise. Shara Worden pousse la personnalisation jusqu’à des extrêmes où on a l’impression que la voix va glisser dans le désagréable. Mais la maîtrise est telle que la voix reste scotchée au très agréable ! Cette femme s’amuse avec sa voie. Cet humain nous emporte avec lui. C’est juste incroyable !
ARTE Radio
Une amie m’a conseillé un site « ARTE Radio« . Une vraie petite merveille sonore. Voici un extrait (je me limite très difficilement à un seul …): C’est extraordinairement fourni en petites merveilles sonores.
Mon rythme retrouvé
Je fais de la guitare. Je dis toujours « j’essaie de faire de la guitare », car à mon sens ce que je fais n’ai pas de la musique, il lui manque le rythme pour en être. Mais depuis cette soirée, je me surprends à penser la chose comme étant « faire de la musique ». Étrange mutation. C’est vrai que pour la première fois j’ai joué avec d’autres personnes, à l’unisson, dans une fusion qui a fait de la musique. J’en ai fait partie. J’ai senti le rythme !
Bob Marley, le commencement
En 1963, Bob a dix-huit ans. Il est soudeur et musicien. Le jour il accorde du métal et le reste du temps il chaudronne ses morceaux ! Son groupe « The Wailers » est produit par le Monsieur producteur du coin, Coxsone. Mais après avoir enregistré une quantité conséquente de titres, le groupe ne reçoit toujours que des clopinettes. Alors Bob est ses potes claquent la porte. Mais ce fut une période capitale ! On parle souvent de la créativité de Bob Marley et de la façon géniale qu’il a eu de porter le ska vers le reggae. Mais on ne dit que rarement que sa rencontre avec Lee Scratch Perry y est pour plus que beaucoup. Lee Scratch Perry durant la période Coxsone du petit groupe, leur insuffle un nouveau rythme, les pose sur des rails plus doux. Il leur montre une autre voie, celle du renouveau du ska. De cette période très créatrice et novatrice du groupe et de Bob on gardera Simmer Down, un superbe morceau qui roule vers le bas, sans fin, la fin de chaque phrase ressemble à une fin de morceau, et ça repart ! Ensuite Bob part faire un petit tour aux Etats-Unis voir sa mère remarié et bosser un peu… Mais il en revient, comme on revient toujours de l’Amérique.
Le retour des seigneurs démons
Les seigneurs du Hard Rock sont de retour. Vivement une tournée !