Le désenchantement délitant
C’est étrange comme l’humeur se joue de l’envie et du sourire. Mais cette fois je sais ! Je sais ce qui a ouvert la porte du doute. Une fois de plus j’ai été en prise avec le manque de consistance rhétorique. Une fois encore j’ai constaté la fuite du sens. Encore une fois où je me pose cette question qui me triture la pensée « Comment fait l’être quand les mots se voient désertés du sens ? ». Comment fait l’être quand le mot ne porte plus la certitude du vrai ? Comment fait le quidam quand la morve de l’orgueil ne soutient plus la brutalité du sens ?… Pourtant nous faisons ! Pourtant nous avançons, nous excusons l’incohérence. C’est le prix à payer pour garder sa raison en dépit du délitement du logique.
سجِّل! أنا عربي (Saj’jil ! Ana âarabi)
Ce poème est un pan de mon enfance. Je ne sais, ni ne comprends pourquoi il m’émeut tant à chaque fois qu’il me revient à l’esprit. Mon frère, se plaisait à le calligraphier sous toutes ses formes. Cela faisait parti du jeu culturel de mon pays de se dire solidaire de ceux qu’on expulsait de chez eux. Comme si cela pouvait servir à quelque chose. Comme si un pays en voix de développement pouvait faire face, avec ses bruissements de rue, à la toute puissante Amérique. Comme si la révolte d’un peuple pouvait encore rivaliser avec la puissance d’un lobby. Comme si la volonté utopiste de quelques uns pouvais encore faire plier le dollar. Comme si on vivait dans un rêve.
ARTE Radio
Une amie m’a conseillé un site « ARTE Radio« . Une vraie petite merveille sonore. Voici un extrait (je me limite très difficilement à un seul …): C’est extraordinairement fourni en petites merveilles sonores.
Do not stand at my grave and weep
Do not stand at my grave and weep,
I am not there, I do not sleep.
I am a thousand winds that blow.
I am the diamond glint on snow.
I am the sunlight on ripened grain.
I am the gentle autumn rain.
When you wake in the morning hush,
I am the swift, uplifting rush
Of quiet birds in circling flight.
I am the soft starlight at night.
Do not stand at my grave and weep.
I am not there, I do not sleep.
Do not stand at my grave and cry.
Mes merveilleux nuages
J’ai mis en place un Nuage de mots. J’ai pensé aux merveilleux nuages de l’horrible Baudelaire. Délicieusement horrible, mais horrible. J’ai repensé à ce poème en prose.
Mon deuil du passé recomposé
Ce texte reste tout aussi vrai qu’il y a un an. Je l’expulse de mon intimité. Une reconduite à la frontière tout à fait républicaine. Avec CRS, mépris pour les convenances dites humanistes les plus basiques et transport offert par Air France. Je la vire de mon intime pour vous l’offrir. Que cela vous plaise ou non !