Pigeon voyageur

Depuis 2009, il s’en est passées des choses. Mon appareil photo a eu le temps de faire le tour de son compteur au moins 5 fois. J’ai démissionné et je me suis lancé à mon compte. J’ai dézingué quelques Heinekens, sans oublier les Grimbergens. J’ai subi comme vous tous le sarkozysme débridé. J’ai vu passer toute une culture… Végétale la culture… Puis j’ai liquidé le chat. Même si Kaya a débarqué avec ses moustaches immensément blanches. Bien entendu j’ai largement eu le temps de finir tonton au moins deux fois. Sans oublier que j’ai failli être papa.

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J’arrive!

C’est fou comme une petite phrase comme « j’arrive ! » peut nous permettre d’escalader le quotidien comme un sherpa en souffrance. La puissance du mot, de l’idée. Depuis deux semaines je sais que dans deux mois je serai au contact du sol. J’aspirerai à plein poumons l’air d’Essaouira. Je boirai ce brouillard matinal qui enferme Agadir dans son giron côtier. Depuis que je sais et à chaque impasse de la raison je me dis « Oui mais dans deux mois, j’arrive ! ».

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Le désenchantement délitant

C’est étrange comme l’humeur se joue de l’envie et du sourire. Mais cette fois je sais ! Je sais ce qui a ouvert la porte du doute. Une fois de plus j’ai été en prise avec le manque de consistance rhétorique. Une fois encore j’ai constaté la fuite du sens. Encore une fois où je me pose cette question qui me triture la pensée « Comment fait l’être quand les mots se voient désertés du sens ? ». Comment fait l’être quand le mot ne porte plus la certitude du vrai ? Comment fait le quidam quand la morve de l’orgueil ne soutient plus la brutalité du sens ?… Pourtant nous faisons ! Pourtant nous avançons, nous excusons l’incohérence. C’est le prix à payer pour garder sa raison en dépit du délitement du logique.

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Ma fanette

J’ai connu une personne qui toute entière tenait dans un grain de beauté… Dans le dos… J’ai envie du jour. Je ne veux pas remonter le passif. Je voulais juste vous parler de Brel… Faut dire Faut dire qu’elle était belle Comme une perle d’eau Faut dire qu’elle était belle Et je ne suis pas [...]

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Pour que le nord ne soit pas jaloux du sud !

Cela faisait longtemps que j’y pensais. Un thème WordPress qui reflète et mon sud et mon nord. Mon passé si présent et mon présent qui passe. C’est fait. J’ai deux thèmes en un ! Un coup vous serez au sud, puis un clique plus loin vous êtes dans le nord ! Un tour de passe [...]

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Entre la morale et l’éthique, voici le médoc !

J’adore Bennnn et Toussah ! J’aime, plus que de raison, ces discussions où on se plaît à se croire érudits. J’ai encore tant de choses à dire. J’aurais aimé parler du renouveau de mes insomnies, de shlikendish shlaken, de la maman de mon passif. De mes familles perdues, de mes familles retrouvées, du temps et de l’espace. Mais, je suis fatigué, encore, encore et encore. Mais maintenant… Maintenant… Place au Grand Jacques !

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سجِّل! أنا عربي (Saj’jil ! Ana âarabi)

Ce poème est un pan de mon enfance. Je ne sais, ni ne comprends pourquoi il m’émeut tant à chaque fois qu’il me revient à l’esprit. Mon frère, se plaisait à le calligraphier sous toutes ses formes. Cela faisait parti du jeu culturel de mon pays de se dire solidaire de ceux qu’on expulsait de chez eux. Comme si cela pouvait servir à quelque chose. Comme si un pays en voix de développement pouvait faire face, avec ses bruissements de rue, à la toute puissante Amérique. Comme si la révolte d’un peuple pouvait encore rivaliser avec la puissance d’un lobby. Comme si la volonté utopiste de quelques uns pouvais encore faire plier le dollar. Comme si on vivait dans un rêve.

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Ding !

Un an de blabla virtuel, cela mérite bien un nouveau design…

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Mon Efferalgan codéine

Alors je me pose la question ma douleur est-elle réelle ?… Où est-ce juste un leitmotiv psychologique ?… Physiquement la douleur est là. Aussi présente qu’un Sarkozy peut être président. Aussi vive qu’une Bachelot peut être inutile !

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Je ne suis pas un éléphant

La mémoire m’a sauvé du silence blanc de ma solitude. Elle me rappelle que cette solitude fourmillait d’un million de détails précieux. Elle me rappelle que si je me donnais la peine de considérer ces petites choses, je me rendrais compte que ma solitude était peuplée, grouillante de petites bêtes besogneuses pour le bien de mon devenir.

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L’invention de l’impossible

L’autre jour pendant que je fouillais dans mes pensées, alors que j’essayais de retourner en enfance, en plein transfert, j’ai lâché cette phrase : « C’est à croire qu’on m’a tout arraché, jusqu’à la solitude » … Comment fait l’être pour survivre à des situations difficilement imaginables ? Comment fait le quidam face aux gouffres [...]

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Le silence des solitaires

Mon réduit s’est vite peuplé, on était deux à épaissir le silence, à le remplir de choses non dites. Huit années de silence partagé qui a fini par enfanter de notre séparation. Une gestation dantesque qui a vomit huit ans de non-dits en une cascade de méchancetés gestuelles, factuelles et sexuelles… Un torrent inhabituel qui détruit des pans entiers d’idéal. Ah le silence !

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Instant de doute …

Alors on reprend à notre compte ce que les sommités consacrées sur le bûcher des vanités nous donnent, le susucre qui adoucit le quotidien et récompense de l’effort commun. Beurk !

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