Pigeon voyageur

Depuis 2009, il s’en est passées des choses. Mon appareil photo a eu le temps de faire le tour de son compteur au moins 5 fois. J’ai démissionné et je me suis lancé à mon compte. J’ai dézingué quelques Heinekens, sans oublier les Grimbergens. J’ai subi comme vous tous le sarkozysme débridé. J’ai vu passer toute une culture… Végétale la culture… Puis j’ai liquidé le chat. Même si Kaya a débarqué avec ses moustaches immensément blanches. Bien entendu j’ai largement eu le temps de finir tonton au moins deux fois. Sans oublier que j’ai failli être papa.

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Ma fanette

J’ai connu une personne qui toute entière tenait dans un grain de beauté… Dans le dos… J’ai envie du jour. Je ne veux pas remonter le passif. Je voulais juste vous parler de Brel… Faut dire Faut dire qu’elle était belle Comme une perle d’eau Faut dire qu’elle était belle Et je ne suis pas [...]

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Entre la morale et l’éthique, voici le médoc !

J’adore Bennnn et Toussah ! J’aime, plus que de raison, ces discussions où on se plaît à se croire érudits. J’ai encore tant de choses à dire. J’aurais aimé parler du renouveau de mes insomnies, de shlikendish shlaken, de la maman de mon passif. De mes familles perdues, de mes familles retrouvées, du temps et de l’espace. Mais, je suis fatigué, encore, encore et encore. Mais maintenant… Maintenant… Place au Grand Jacques !

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La résolution …

J’aime bien mes doutes.
Sinon depuis tout ce temps… Pas grand chose. Sinon ceci…

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Le silence des solitaires

Mon réduit s’est vite peuplé, on était deux à épaissir le silence, à le remplir de choses non dites. Huit années de silence partagé qui a fini par enfanter de notre séparation. Une gestation dantesque qui a vomit huit ans de non-dits en une cascade de méchancetés gestuelles, factuelles et sexuelles… Un torrent inhabituel qui détruit des pans entiers d’idéal. Ah le silence !

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Mon rythme retrouvé

Je fais de la guitare. Je dis toujours « j’essaie de faire de la guitare », car à mon sens ce que je fais n’ai pas de la musique, il lui manque le rythme pour en être. Mais depuis cette soirée, je me surprends à penser la chose comme étant « faire de la musique ». Étrange mutation. C’est vrai que pour la première fois j’ai joué avec d’autres personnes, à l’unisson, dans une fusion qui a fait de la musique. J’en ai fait partie. J’ai senti le rythme !

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Misérables bribes

La sueur des mots n’a pas d’odeur. L’ombre des phrases ne protège pas du soleil. Ce qu’on dit, ce qu’on ne dit pas, remplit le vide de sens que nous creusons. Les mots ne sont pas les choses, soit on le savait. Néanmoins on aime s’accrocher à la parole. Le mensonge nous fait suffoquer dans notre rationalité parce qu’il travestit la parole, le sens et le réel. Alors quand la parole ne dit rien, on n’a plus d’attache plus de prise avec le réel, plus de consistance.

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Ya running and ya running and ya running away

Je sais bien que sur ce coup je suis un peu Kamikaze. Un vent divin qui mènera comme les autres au purgatoire. Mais j’ai toujours tout fait comme cela. J’ai toujours défoncé le tas. Alors comme les autres fois c’est tout ou rien. Alors souvent c’est rien. Il est rare de trouver le tout là où on le veut. Alors souvent c’est rien. Mais j’ai une nette préférence pour le rien. Oui je préfère le rien s’il faut commencer par rogner ses envies pour un tout merdique. Alors vive le rien.

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Le métropolitain : Les rats

Comment un humain pourrait, en restant Humain, se glisser sous terre comme un serpent et se passer du soleil et de l’air libre ?
Voici une série de photographies. Toutes prises entre mai 2007 et février 2008 avec un téléphone portable (1.3 MégaPixel). D’autres suivront…

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À l’orée de la forêt

Puis les jours, les années, les mois et les semaines ont coulé. La forêt leur était indifférente. L’arbre racontait au bûcheron ce q’uil voyait de là-haut. L’arbre demandait souvent au bûcheron de grimper sur ses branches, pour voir la forêt d’en haut. Mais le bûcheron refusait. Il disait à l’arbre : « J’ai peur de la forêt. Je t’ai toi et tu me suffis. Je ne sais pas voir les autres arbres. Je ne veux pas voir les autres arbres… Tu es mon arbre. ».

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Ma tristesse

Je refuse les concessions d’humeur. Une situation de merde est une situation de merde. On ne va pas tourner autour du pot pendant des jours et des larmes pour en arriver à oublier, peut-être, qu’on a des vies grises. Ce n’est pas parce qu’on dira que nos vies sont roses qu’elles vont sentir le bonbon.

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L’homme en songe

Mentir c’est un choix. Et puis de toutes les façons on sait bien qu’on y trouvera du métaphysique. “Oh mon dieu je ne sais pas faire autre chose que mentir”. Mentir c’est la conscience aiguë de l’envie de détruire. Mentir c’est faire de la sape sachant que la théorie nous en sortira. C’est comme le pyromane qui au moment de se livrer sera délivré, car il rend service à sa morale inquisitrice. Mais il sait aussi qu’il pourra toujours dire « Je n’ai pas pu contrôler ces pulsions là ». Il sait qu’un tas de Docteurs lui donneront raison. Il sait que quoiqu’il en soit il pourra s’en sortir, avec même des regards condescendants « Pauv’ de lui, ç’la doit être dur ». Cela restera toujours moins dur que de se retrouver dans les flammes qu’il a allumées !

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Mon sommeil troublé

J’ai fait des recherches sur Internet et j’ai lu des témoignages, des articles de médecins, des blogs. Je me suis senti moins seul face à ce truc. Mais j’ai surtout réussi à mettre un nom sur ce que je vivais depuis si longtemps : « Paralysie du sommeil ». C’était étrange de soudainement prendre conscience que ce qu’on croyait intime, ce qui ne portait même pas de nom est devenu un bien partagé avec d’autres, décortiqué par d’autres et normé par la médecine. On perd quelque chose de l’ordre de l’intime pour gagner quelque chose de l’ordre de la conscience.

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