Who’s Zek ?…
Parce qu’on lui signifiait son impuissance, elle a flingué le lien. Elle a pris un envol sans ailes. Mais Zek sais tout faire, même voler sans ailes. Elle a atterrit ailleurs. Elle a tenu tête. Elle a fait une traversée inutile. Le jeu n’en valait pas la chandelle… Peu importe… Quelques brimades ?… Quelques coups ?… Quelques gouttes, même de sang ?… Elle accepte tout et n’en veut à personne. Elle aimait… Aveuglément… Littéralement. Elle assumait. D’ailleurs elle assume toujours. Pas son genre de se dédire. La responsabilité personnelle au mépris du raisonnable. Quelle audace !
Ma fanette
J’ai connu une personne qui toute entière tenait dans un grain de beauté… Dans le dos… J’ai envie du jour. Je ne veux pas remonter le passif. Je voulais juste vous parler de Brel… Faut dire Faut dire qu’elle était belle Comme une perle d’eau Faut dire qu’elle était belle Et je ne suis pas [...]
Misérables bribes
La sueur des mots n’a pas d’odeur. L’ombre des phrases ne protège pas du soleil. Ce qu’on dit, ce qu’on ne dit pas, remplit le vide de sens que nous creusons. Les mots ne sont pas les choses, soit on le savait. Néanmoins on aime s’accrocher à la parole. Le mensonge nous fait suffoquer dans notre rationalité parce qu’il travestit la parole, le sens et le réel. Alors quand la parole ne dit rien, on n’a plus d’attache plus de prise avec le réel, plus de consistance.
Fatigué
Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été en mouvement. Même dans mon sommeil, quand il est là. J’ai toujours été dans l’obligation d’arracher plus que de prendre. J’ai toujours couru derrière le temps, derrière l’argent, derrière le sentiment. Je suis épuisé, éreinté, fatigué, vidé, essoré, … J’en ai marre de tout ce qui ne se laisse pas caresser, tout ce qui ne se laisse pas vivre. J’ai toujours été au bout de la rupture. Celle que je crains, celle qui me surveille.
Le travail c’est la santé… Des patrons !
Mais je suis comme tout le monde. Tellement formaté, tellement dans le système, tellement dans la société, que je n’ai plus que ma reflexion qui est libre, et encore. Le reste, le corps, est pris dans la morale, le dogme, le besoin et la nécessité. Des choses que je hais mais qui me sont si indispensables, si nécessaires ! Je suis aussi faible que vous. Aussi humain que vous.
Le métropolitain : Les rats
Comment un humain pourrait, en restant Humain, se glisser sous terre comme un serpent et se passer du soleil et de l’air libre ?
Voici une série de photographies. Toutes prises entre mai 2007 et février 2008 avec un téléphone portable (1.3 MégaPixel). D’autres suivront…
Ma tristesse
Je refuse les concessions d’humeur. Une situation de merde est une situation de merde. On ne va pas tourner autour du pot pendant des jours et des larmes pour en arriver à oublier, peut-être, qu’on a des vies grises. Ce n’est pas parce qu’on dira que nos vies sont roses qu’elles vont sentir le bonbon.
Dostoïevski
Dostoïevski nous raconte des situations et des histoires qui flirtent systématiquement avec le gouffre, quand elles ne sont pas en plein dedans. On trouve ce goût du néant dans tous ces écrits. Mais on ne sent jamais une morale pointer le bout de son nez. A force de faire de l’authentique avec ses personnages, Dostoïevski se retire les moyens de la propagande moralisatrice. Dans Les Possédés par exemple, on serait tenté de croire que Dostoïevski défendrait sa famille politique et morale. Fédor était un conservateur et nationaliste ardent, anti nihilisme, anti socialisme, anti démocrates. Pourtant le récit raconte surtout que tout engagement idéologique profondément dogmatique est une possession dangereuse. Cela conduit à des comportements qui ne vont pas forcément dans le sens de l’intérêt de l’être, mais surtout dans l’intérêt de l’idéologie. Ce n’est fondamentalement pas la même chose.
Ma feuille blanche
Prenons un exemple simple : Je suis devant un arbre, je regarde une belle feuille verte de toute sa chlorophylle. Si un quidam arrive et me dit : “Tiens, la belle feuille blanche !”. Bien entendu s’il m’engage dans sa conversation je vais tenter de lui faire voir la feuille aussi verte que je la vois. J’ai la science, la norme et la majorité pour moi. Mais encore ? Je crois intimement savoir que la feuille peut tout à fait être blanche à ses yeux. La feuille dans ses yeux en dépit de toute la raison du monde peut tout à fait être blanche.