J’arrive!
C’est fou comme une petite phrase comme « j’arrive ! » peut nous permettre d’escalader le quotidien comme un sherpa en souffrance. La puissance du mot, de l’idée. Depuis deux semaines je sais que dans deux mois je serai au contact du sol. J’aspirerai à plein poumons l’air d’Essaouira. Je boirai ce brouillard matinal qui enferme Agadir dans son giron côtier. Depuis que je sais et à chaque impasse de la raison je me dis « Oui mais dans deux mois, j’arrive ! ».
C’est juste incroyable !
C’est juste incroyable quand Shara Worden monte les voix inaccessibles de Nina Simone. L’orchestration est très rock. Un gros son bien gras. À la reprise après le pont, le rythme devient plus martelé. J’ai cette impression que me fait un John Henry « Bonzo » Bonham en bûcheron du rythme. J’ai entendu du Led Zeppelin à ce moment là. C’est juste incroyable de maîtrise. Shara Worden pousse la personnalisation jusqu’à des extrêmes où on a l’impression que la voix va glisser dans le désagréable. Mais la maîtrise est telle que la voix reste scotchée au très agréable ! Cette femme s’amuse avec sa voie. Cet humain nous emporte avec lui. C’est juste incroyable !
Mon rythme retrouvé
Je fais de la guitare. Je dis toujours « j’essaie de faire de la guitare », car à mon sens ce que je fais n’ai pas de la musique, il lui manque le rythme pour en être. Mais depuis cette soirée, je me surprends à penser la chose comme étant « faire de la musique ». Étrange mutation. C’est vrai que pour la première fois j’ai joué avec d’autres personnes, à l’unisson, dans une fusion qui a fait de la musique. J’en ai fait partie. J’ai senti le rythme !
Rire en arrivant. Pleurer en partant.
Quand je suis de ce côté de la méditerranée je suis toujours confronté à l’inconciliable tandem : « Ce qu’est ce lieu réellement et ce qu’il est dans mon désir ». Dans mon désir il est doux, teinté de nostalgie, plein de rires qui explosent le ciel, plein de pleures qui le supplient. Quant à ce qu’il est, il rentre sauvagement dans le 21ème siècle. Sans concession, sans rémission.
La mauvaise foi publique
Je trouve qu’il s’agit d’un manque de respect manifeste. Qui douterait après cela du mot d’ordre reçu par les pions de l’UMP ?…Petit rappel des faits. Hier soir comme tout français, ou presque, je me suis posé la question de ce qu’ont donné les élections municipales. N’ayant pas de télé, je me suis trouvé un [...]
Fatigué
Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été en mouvement. Même dans mon sommeil, quand il est là. J’ai toujours été dans l’obligation d’arracher plus que de prendre. J’ai toujours couru derrière le temps, derrière l’argent, derrière le sentiment. Je suis épuisé, éreinté, fatigué, vidé, essoré, … J’en ai marre de tout ce qui ne se laisse pas caresser, tout ce qui ne se laisse pas vivre. J’ai toujours été au bout de la rupture. Celle que je crains, celle qui me surveille.
Le travail c’est la santé… Des patrons !
Mais je suis comme tout le monde. Tellement formaté, tellement dans le système, tellement dans la société, que je n’ai plus que ma reflexion qui est libre, et encore. Le reste, le corps, est pris dans la morale, le dogme, le besoin et la nécessité. Des choses que je hais mais qui me sont si indispensables, si nécessaires ! Je suis aussi faible que vous. Aussi humain que vous.