Who’s Zek ?…

Parce qu’on lui signifiait son impuissance, elle a flingué le lien. Elle a pris un envol sans ailes. Mais Zek sais tout faire, même voler sans ailes. Elle a atterrit ailleurs. Elle a tenu tête. Elle a fait une traversée inutile. Le jeu n’en valait pas la chandelle… Peu importe… Quelques brimades ?… Quelques coups ?… Quelques gouttes, même de sang ?… Elle accepte tout et n’en veut à personne. Elle aimait… Aveuglément… Littéralement. Elle assumait. D’ailleurs elle assume toujours. Pas son genre de se dédire. La responsabilité personnelle au mépris du raisonnable. Quelle audace !

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سجِّل! أنا عربي (Saj’jil ! Ana âarabi)

Ce poème est un pan de mon enfance. Je ne sais, ni ne comprends pourquoi il m’émeut tant à chaque fois qu’il me revient à l’esprit. Mon frère, se plaisait à le calligraphier sous toutes ses formes. Cela faisait parti du jeu culturel de mon pays de se dire solidaire de ceux qu’on expulsait de chez eux. Comme si cela pouvait servir à quelque chose. Comme si un pays en voix de développement pouvait faire face, avec ses bruissements de rue, à la toute puissante Amérique. Comme si la révolte d’un peuple pouvait encore rivaliser avec la puissance d’un lobby. Comme si la volonté utopiste de quelques uns pouvais encore faire plier le dollar. Comme si on vivait dans un rêve.

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Le silence des solitaires

Mon réduit s’est vite peuplé, on était deux à épaissir le silence, à le remplir de choses non dites. Huit années de silence partagé qui a fini par enfanter de notre séparation. Une gestation dantesque qui a vomit huit ans de non-dits en une cascade de méchancetés gestuelles, factuelles et sexuelles… Un torrent inhabituel qui détruit des pans entiers d’idéal. Ah le silence !

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Instant de doute …

Alors on reprend à notre compte ce que les sommités consacrées sur le bûcher des vanités nous donnent, le susucre qui adoucit le quotidien et récompense de l’effort commun. Beurk !

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Moi je ne suis pas… Je vis…

J’agis sous l’effet de lalla tequila… Un ami du fond du souvenir est venu… Mchigui est là, devant moi, dans mon salon. C’est un rêve… Peut-être même qu’il se réalise. Oui il est là, il est entrain de raccrocher le wagon de mon enfance à la locomotive de mon moi, si peu, adulte. Il indique [...]

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Fatigué

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été en mouvement. Même dans mon sommeil, quand il est là. J’ai toujours été dans l’obligation d’arracher plus que de prendre. J’ai toujours couru derrière le temps, derrière l’argent, derrière le sentiment. Je suis épuisé, éreinté, fatigué, vidé, essoré, … J’en ai marre de tout ce qui ne se laisse pas caresser, tout ce qui ne se laisse pas vivre. J’ai toujours été au bout de la rupture. Celle que je crains, celle qui me surveille.

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Le métropolitain : Les rats

Comment un humain pourrait, en restant Humain, se glisser sous terre comme un serpent et se passer du soleil et de l’air libre ?
Voici une série de photographies. Toutes prises entre mai 2007 et février 2008 avec un téléphone portable (1.3 MégaPixel). D’autres suivront…

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Ma tristesse

Je refuse les concessions d’humeur. Une situation de merde est une situation de merde. On ne va pas tourner autour du pot pendant des jours et des larmes pour en arriver à oublier, peut-être, qu’on a des vies grises. Ce n’est pas parce qu’on dira que nos vies sont roses qu’elles vont sentir le bonbon.

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Essaouira… Les chats, le vent et la couleur.

Publié le 26 janvier 2008, dans Photographie, Voyages, par , , , , , , , , , ,

C’est une petite ville face à l’atlantique. Le seul endroit au monde où j’ai senti que j’avais une âme. On s’y sent l’âme voyageuse. C’est une petite ville où le vent et la couleur vous transportent, le bruit de la mer vous fait respirer. Dans les rues on entend de la musique gnawa, hypnothique et entraînante. Le regard que posent les gens sur vous ne questionne en rien et pour rien. J’ai eu l’impression que les gens posaient leurs yeux sur mon âme. Sans mépris, sans joie et sans haine. Un rapport authentique, ni moralisateur, ni pédant.

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Ma feuille blanche

Prenons un exemple simple : Je suis devant un arbre, je regarde une belle feuille verte de toute sa chlorophylle. Si un quidam arrive et me dit : “Tiens, la belle feuille blanche !”. Bien entendu s’il m’engage dans sa conversation je vais tenter de lui faire voir la feuille aussi verte que je la vois. J’ai la science, la norme et la majorité pour moi. Mais encore ? Je crois intimement savoir que la feuille peut tout à fait être blanche à ses yeux. La feuille dans ses yeux en dépit de toute la raison du monde peut tout à fait être blanche.

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