Le désenchantement délitant
C’est étrange comme l’humeur se joue de l’envie et du sourire. Mais cette fois je sais ! Je sais ce qui a ouvert la porte du doute. Une fois de plus j’ai été en prise avec le manque de consistance rhétorique. Une fois encore j’ai constaté la fuite du sens. Encore une fois où je me pose cette question qui me triture la pensée « Comment fait l’être quand les mots se voient désertés du sens ? ». Comment fait l’être quand le mot ne porte plus la certitude du vrai ? Comment fait le quidam quand la morve de l’orgueil ne soutient plus la brutalité du sens ?… Pourtant nous faisons ! Pourtant nous avançons, nous excusons l’incohérence. C’est le prix à payer pour garder sa raison en dépit du délitement du logique.
Service compris!#0
Ma plateforme web et mail prend de l’âge… Je n’ai pas respecté les mises à jour successives. Maintenant je ne peux plus utiliser certaines applications qui nécessitent une certaine version de PHP. Bien entendu, je peux bricoler et compiler du source à m’arracher les cheveux pendant un certain temps. Mais tant qu’à faire, je vais effectuer une mise à jour ‘from scratch‘. Je vais installer un serveur sous OpenBSD et je vais le configurer de telle sorte que je puisse y importer le contenu de la plateforme actuelle.
Entre la morale et l’éthique, voici le médoc !
J’adore Bennnn et Toussah ! J’aime, plus que de raison, ces discussions où on se plaît à se croire érudits. J’ai encore tant de choses à dire. J’aurais aimé parler du renouveau de mes insomnies, de shlikendish shlaken, de la maman de mon passif. De mes familles perdues, de mes familles retrouvées, du temps et de l’espace. Mais, je suis fatigué, encore, encore et encore. Mais maintenant… Maintenant… Place au Grand Jacques !
سجِّل! أنا عربي (Saj’jil ! Ana âarabi)
Ce poème est un pan de mon enfance. Je ne sais, ni ne comprends pourquoi il m’émeut tant à chaque fois qu’il me revient à l’esprit. Mon frère, se plaisait à le calligraphier sous toutes ses formes. Cela faisait parti du jeu culturel de mon pays de se dire solidaire de ceux qu’on expulsait de chez eux. Comme si cela pouvait servir à quelque chose. Comme si un pays en voix de développement pouvait faire face, avec ses bruissements de rue, à la toute puissante Amérique. Comme si la révolte d’un peuple pouvait encore rivaliser avec la puissance d’un lobby. Comme si la volonté utopiste de quelques uns pouvais encore faire plier le dollar. Comme si on vivait dans un rêve.
Mon rythme retrouvé
Je fais de la guitare. Je dis toujours « j’essaie de faire de la guitare », car à mon sens ce que je fais n’ai pas de la musique, il lui manque le rythme pour en être. Mais depuis cette soirée, je me surprends à penser la chose comme étant « faire de la musique ». Étrange mutation. C’est vrai que pour la première fois j’ai joué avec d’autres personnes, à l’unisson, dans une fusion qui a fait de la musique. J’en ai fait partie. J’ai senti le rythme !
Misérables bribes
La sueur des mots n’a pas d’odeur. L’ombre des phrases ne protège pas du soleil. Ce qu’on dit, ce qu’on ne dit pas, remplit le vide de sens que nous creusons. Les mots ne sont pas les choses, soit on le savait. Néanmoins on aime s’accrocher à la parole. Le mensonge nous fait suffoquer dans notre rationalité parce qu’il travestit la parole, le sens et le réel. Alors quand la parole ne dit rien, on n’a plus d’attache plus de prise avec le réel, plus de consistance.
La colère
C’est une colère qui commence comme un rire, quand le diaphragme se contracte et qu’une petite dose d’adrénaline monte de la poitrine vers la gorge. Quand le fond de la gorge se gonfle pour lâcher l’avalanche de hoquets qui font le rire. Mais c’est bien de la colère. Un feu qui brule au creux de la poitrine. Un feu qui rafle la sérénité et plombe le sourire.
A propos
Il s’agit d’un vulgaire blog comme tant d’autres. Ce que vous pourrez y lire n’engage que les pensées saines ou malsaines d’un enfant du siècle. D’un enfant de la génération internet. D’un rejeton d’une époque tiraillée entre économie de marché, société de consommation, religion désabusée et obscène communication frénétique. D’un enfant qui rêve de se [...]