J’arrive!

C’est fou comme une petite phrase comme « j’arrive ! » peut nous permettre d’escalader le quotidien comme un sherpa en souffrance. La puissance du mot, de l’idée. Depuis deux semaines je sais que dans deux mois je serai au contact du sol. J’aspirerai à plein poumons l’air d’Essaouira. Je boirai ce brouillard matinal qui enferme Agadir dans son giron côtier. Depuis que je sais et à chaque impasse de la raison je me dis « Oui mais dans deux mois, j’arrive ! ».

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Le désenchantement délitant

C’est étrange comme l’humeur se joue de l’envie et du sourire. Mais cette fois je sais ! Je sais ce qui a ouvert la porte du doute. Une fois de plus j’ai été en prise avec le manque de consistance rhétorique. Une fois encore j’ai constaté la fuite du sens. Encore une fois où je me pose cette question qui me triture la pensée « Comment fait l’être quand les mots se voient désertés du sens ? ». Comment fait l’être quand le mot ne porte plus la certitude du vrai ? Comment fait le quidam quand la morve de l’orgueil ne soutient plus la brutalité du sens ?… Pourtant nous faisons ! Pourtant nous avançons, nous excusons l’incohérence. C’est le prix à payer pour garder sa raison en dépit du délitement du logique.

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Service compris!#0

Ma plateforme web et mail prend de l’âge… Je n’ai pas respecté les mises à jour successives. Maintenant je ne peux plus utiliser certaines applications qui nécessitent une certaine version de PHP. Bien entendu, je peux bricoler et compiler du source à m’arracher les cheveux pendant un certain temps. Mais tant qu’à faire, je vais effectuer une mise à jour ‘from scratch‘. Je vais installer un serveur sous OpenBSD et je vais le configurer de telle sorte que je puisse y importer le contenu de la plateforme actuelle.

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Entre la morale et l’éthique, voici le médoc !

J’adore Bennnn et Toussah ! J’aime, plus que de raison, ces discussions où on se plaît à se croire érudits. J’ai encore tant de choses à dire. J’aurais aimé parler du renouveau de mes insomnies, de shlikendish shlaken, de la maman de mon passif. De mes familles perdues, de mes familles retrouvées, du temps et de l’espace. Mais, je suis fatigué, encore, encore et encore. Mais maintenant… Maintenant… Place au Grand Jacques !

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سجِّل! أنا عربي (Saj’jil ! Ana âarabi)

Ce poème est un pan de mon enfance. Je ne sais, ni ne comprends pourquoi il m’émeut tant à chaque fois qu’il me revient à l’esprit. Mon frère, se plaisait à le calligraphier sous toutes ses formes. Cela faisait parti du jeu culturel de mon pays de se dire solidaire de ceux qu’on expulsait de chez eux. Comme si cela pouvait servir à quelque chose. Comme si un pays en voix de développement pouvait faire face, avec ses bruissements de rue, à la toute puissante Amérique. Comme si la révolte d’un peuple pouvait encore rivaliser avec la puissance d’un lobby. Comme si la volonté utopiste de quelques uns pouvais encore faire plier le dollar. Comme si on vivait dans un rêve.

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Je ne suis pas un éléphant

La mémoire m’a sauvé du silence blanc de ma solitude. Elle me rappelle que cette solitude fourmillait d’un million de détails précieux. Elle me rappelle que si je me donnais la peine de considérer ces petites choses, je me rendrais compte que ma solitude était peuplée, grouillante de petites bêtes besogneuses pour le bien de mon devenir.

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Misérables bribes

La sueur des mots n’a pas d’odeur. L’ombre des phrases ne protège pas du soleil. Ce qu’on dit, ce qu’on ne dit pas, remplit le vide de sens que nous creusons. Les mots ne sont pas les choses, soit on le savait. Néanmoins on aime s’accrocher à la parole. Le mensonge nous fait suffoquer dans notre rationalité parce qu’il travestit la parole, le sens et le réel. Alors quand la parole ne dit rien, on n’a plus d’attache plus de prise avec le réel, plus de consistance.

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Ya running and ya running and ya running away

Je sais bien que sur ce coup je suis un peu Kamikaze. Un vent divin qui mènera comme les autres au purgatoire. Mais j’ai toujours tout fait comme cela. J’ai toujours défoncé le tas. Alors comme les autres fois c’est tout ou rien. Alors souvent c’est rien. Il est rare de trouver le tout là où on le veut. Alors souvent c’est rien. Mais j’ai une nette préférence pour le rien. Oui je préfère le rien s’il faut commencer par rogner ses envies pour un tout merdique. Alors vive le rien.

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Moi je ne suis pas… Je vis…

J’agis sous l’effet de lalla tequila… Un ami du fond du souvenir est venu… Mchigui est là, devant moi, dans mon salon. C’est un rêve… Peut-être même qu’il se réalise. Oui il est là, il est entrain de raccrocher le wagon de mon enfance à la locomotive de mon moi, si peu, adulte. Il indique [...]

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La colère

C’est une colère qui commence comme un rire, quand le diaphragme se contracte et qu’une petite dose d’adrénaline monte de la poitrine vers la gorge. Quand le fond de la gorge se gonfle pour lâcher l’avalanche de hoquets qui font le rire. Mais c’est bien de la colère. Un feu qui brule au creux de la poitrine. Un feu qui rafle la sérénité et plombe le sourire.

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À l’orée de la forêt

Puis les jours, les années, les mois et les semaines ont coulé. La forêt leur était indifférente. L’arbre racontait au bûcheron ce q’uil voyait de là-haut. L’arbre demandait souvent au bûcheron de grimper sur ses branches, pour voir la forêt d’en haut. Mais le bûcheron refusait. Il disait à l’arbre : « J’ai peur de la forêt. Je t’ai toi et tu me suffis. Je ne sais pas voir les autres arbres. Je ne veux pas voir les autres arbres… Tu es mon arbre. ».

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A propos

Publié le 16 janvier 2008, dans , par , , , ,

Il s’agit d’un vulgaire blog comme tant d’autres. Ce que vous pourrez y lire n’engage que les pensées saines ou malsaines d’un enfant du siècle. D’un enfant de la génération internet. D’un rejeton d’une époque tiraillée entre économie de marché, société de consommation, religion désabusée et obscène communication frénétique. D’un enfant qui rêve de se [...]

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