Le désenchantement délitant

C’est étrange comme l’humeur se joue de l’envie et du sourire. Mais cette fois je sais ! Je sais ce qui a ouvert la porte du doute. Une fois de plus j’ai été en prise avec le manque de consistance rhétorique. Une fois encore j’ai constaté la fuite du sens. Encore une fois où je me pose cette question qui me triture la pensée « Comment fait l’être quand les mots se voient désertés du sens ? ». Comment fait l’être quand le mot ne porte plus la certitude du vrai ? Comment fait le quidam quand la morve de l’orgueil ne soutient plus la brutalité du sens ?… Pourtant nous faisons ! Pourtant nous avançons, nous excusons l’incohérence. C’est le prix à payer pour garder sa raison en dépit du délitement du logique.

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Ma fanette

J’ai connu une personne qui toute entière tenait dans un grain de beauté… Dans le dos… J’ai envie du jour. Je ne veux pas remonter le passif. Je voulais juste vous parler de Brel… Faut dire Faut dire qu’elle était belle Comme une perle d’eau Faut dire qu’elle était belle Et je ne suis pas [...]

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Des compatriotes précisables

Le jeudi 15 janvier 2008, l’éboueur de la république, le monsieur qui sort les poubelles, Brice Hortefeux, présentant sa nouvelle collaboratrice à son nouveau méga ministère, Fadela Amara, se sent le besoin de rassurer son auditoire bien français. Effectivement, présentant Fadela Amara, le videur, précise qu’il s’agit d’une « compatriote » et d’ajouter « Comme ce n’est pas forcément évident, je le précise »…

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Rire en arrivant. Pleurer en partant.

Quand je suis de ce côté de la méditerranée je suis toujours confronté à l’inconciliable tandem : « Ce qu’est ce lieu réellement et ce qu’il est dans mon désir ». Dans mon désir il est doux, teinté de nostalgie, plein de rires qui explosent le ciel, plein de pleures qui le supplient. Quant à ce qu’il est, il rentre sauvagement dans le 21ème siècle. Sans concession, sans rémission.

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Misérables bribes

La sueur des mots n’a pas d’odeur. L’ombre des phrases ne protège pas du soleil. Ce qu’on dit, ce qu’on ne dit pas, remplit le vide de sens que nous creusons. Les mots ne sont pas les choses, soit on le savait. Néanmoins on aime s’accrocher à la parole. Le mensonge nous fait suffoquer dans notre rationalité parce qu’il travestit la parole, le sens et le réel. Alors quand la parole ne dit rien, on n’a plus d’attache plus de prise avec le réel, plus de consistance.

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Ya running and ya running and ya running away

Je sais bien que sur ce coup je suis un peu Kamikaze. Un vent divin qui mènera comme les autres au purgatoire. Mais j’ai toujours tout fait comme cela. J’ai toujours défoncé le tas. Alors comme les autres fois c’est tout ou rien. Alors souvent c’est rien. Il est rare de trouver le tout là où on le veut. Alors souvent c’est rien. Mais j’ai une nette préférence pour le rien. Oui je préfère le rien s’il faut commencer par rogner ses envies pour un tout merdique. Alors vive le rien.

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Do not stand at my grave and weep

Do not stand at my grave and weep,
I am not there, I do not sleep.
I am a thousand winds that blow.
I am the diamond glint on snow.
I am the sunlight on ripened grain.
I am the gentle autumn rain.
When you wake in the morning hush,
I am the swift, uplifting rush
Of quiet birds in circling flight.
I am the soft starlight at night.
Do not stand at my grave and weep.
I am not there, I do not sleep.
Do not stand at my grave and cry.

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Quand la démocratie nous gonfle !

A une interview donnée à Poivre d’Arvor et à Arlette Chabot et à une question sur le pouvoir d’achat, le président répond qu’il y a mis d’office 15 milliards, le fameux bouclier fiscal. Mais bien entendu pour ceux qui n’en bénéficient pas il y a d’autres mesures. Monétisation des RTT, travailler plus, etc. … Donc si on regarde de près, on donne sans contrepartie 15 milliards à ceux qui n’en ont pas besoin forcément et puis pour les autres, ceux qui en ont vraiment besoin, il faut, pour récupérer du pouvoir d’achat, utiliser des acquis qu’ils ont déjà. Le plus étonnant dans tout cela c’est que les deux faire-valoir qui étaient là n’ont rien remarqué, rien soulevé. Exit la question sur le pouvoir d’achat… Poivre D’Arvor et Chabot ont eu une réponse… Le peuple on s’en fiche. Jouons le jeu de la liberté de la presse.

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