Pigeon voyageur
Depuis 2009, il s’en est passées des choses. Mon appareil photo a eu le temps de faire le tour de son compteur au moins 5 fois. J’ai démissionné et je me suis lancé à mon compte. J’ai dézingué quelques Heinekens, sans oublier les Grimbergens. J’ai subi comme vous tous le sarkozysme débridé. J’ai vu passer toute une culture… Végétale la culture… Puis j’ai liquidé le chat. Même si Kaya a débarqué avec ses moustaches immensément blanches. Bien entendu j’ai largement eu le temps de finir tonton au moins deux fois. Sans oublier que j’ai failli être papa.
Who’s Zek ?…
Parce qu’on lui signifiait son impuissance, elle a flingué le lien. Elle a pris un envol sans ailes. Mais Zek sais tout faire, même voler sans ailes. Elle a atterrit ailleurs. Elle a tenu tête. Elle a fait une traversée inutile. Le jeu n’en valait pas la chandelle… Peu importe… Quelques brimades ?… Quelques coups ?… Quelques gouttes, même de sang ?… Elle accepte tout et n’en veut à personne. Elle aimait… Aveuglément… Littéralement. Elle assumait. D’ailleurs elle assume toujours. Pas son genre de se dédire. La responsabilité personnelle au mépris du raisonnable. Quelle audace !
L’invention de l’impossible
L’autre jour pendant que je fouillais dans mes pensées, alors que j’essayais de retourner en enfance, en plein transfert, j’ai lâché cette phrase : « C’est à croire qu’on m’a tout arraché, jusqu’à la solitude » … Comment fait l’être pour survivre à des situations difficilement imaginables ? Comment fait le quidam face aux gouffres [...]
Deux fois trente et un
En l’espace de deux mois j’ai eu deux fois trente et un ans. Mais franchement j’aurais pu m’en passer. Soixante deux ans si je m’autorisais le culot mathématique de l’addition. Rien que cela. Pour un jeune homme de trente et un printemps, qui n’a donc fait que trente et une fois le tour d’Hélios, cela [...]
Moi je ne suis pas… Je vis…
J’agis sous l’effet de lalla tequila… Un ami du fond du souvenir est venu… Mchigui est là, devant moi, dans mon salon. C’est un rêve… Peut-être même qu’il se réalise. Oui il est là, il est entrain de raccrocher le wagon de mon enfance à la locomotive de mon moi, si peu, adulte. Il indique [...]
La colère
C’est une colère qui commence comme un rire, quand le diaphragme se contracte et qu’une petite dose d’adrénaline monte de la poitrine vers la gorge. Quand le fond de la gorge se gonfle pour lâcher l’avalanche de hoquets qui font le rire. Mais c’est bien de la colère. Un feu qui brule au creux de la poitrine. Un feu qui rafle la sérénité et plombe le sourire.
Fatigué
Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été en mouvement. Même dans mon sommeil, quand il est là. J’ai toujours été dans l’obligation d’arracher plus que de prendre. J’ai toujours couru derrière le temps, derrière l’argent, derrière le sentiment. Je suis épuisé, éreinté, fatigué, vidé, essoré, … J’en ai marre de tout ce qui ne se laisse pas caresser, tout ce qui ne se laisse pas vivre. J’ai toujours été au bout de la rupture. Celle que je crains, celle qui me surveille.
Le métropolitain : Les rats
Comment un humain pourrait, en restant Humain, se glisser sous terre comme un serpent et se passer du soleil et de l’air libre ?
Voici une série de photographies. Toutes prises entre mai 2007 et février 2008 avec un téléphone portable (1.3 MégaPixel). D’autres suivront…